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REER vs CÉLI : lequel choisir pour optimiser vos impôts en 2026 ?

Particuliers · Publié le 24 août 2026

C'est probablement la question la plus fréquente en planification financière personnelle : REER ou CELI ? La vraie réponse est rarement « l'un ou l'autre » c'est presque toujours une question de proportion, qui dépend de votre revenu actuel, de votre revenu futur prévu, et de vos objectifs. Voici comment y voir clair pour 2026.

Les chiffres de 2026, pour commencer

  • REER : plafond de cotisation de 18 % du revenu gagné en 2025, jusqu'à un maximum de 33 810 $, plus tous vos droits inutilisés des années précédentes.
  • CELI : plafond annuel de 7 000 $ pour 2026, identique à 2024 et 2025. Si vous êtes admissible depuis la création du régime en 2009 et n'y avez jamais cotisé, vos droits cumulatifs atteignent 109 000 $ en 2026.

La différence fondamentale

Le REER fonctionne sur le principe du report d'impôt : vous obtenez une déduction immédiate qui réduit votre revenu imposable de l'année, mais vous paierez de l'impôt sur les retraits, généralement à la retraite. Le CELI, lui, fonctionne à l'inverse : aucune déduction à la cotisation (vous cotisez avec de l'argent déjà imposé), mais la croissance et les retraits sont entièrement libres d'impôt, pour toujours.

La règle de base pour trancher

Le facteur le plus déterminant est la comparaison entre votre taux d'imposition actuel et votre taux d'imposition prévu à la retraite :

  • Si vous êtes actuellement dans une tranche d'imposition élevée et prévoyez un revenu de retraite plus modeste, le REER a généralement l'avantage : vous obtenez la déduction pendant que votre taux marginal est élevé, et vous retirez les fonds plus tard à un taux d'imposition plus bas.
  • Si vous êtes en début de carrière, dans une tranche d'imposition basse, ou si vous prévoyez que votre revenu (et donc votre taux d'imposition) augmentera significativement dans les prochaines années, le CELI est souvent plus avantageux : la déduction REER vous « vaudrait » moins aujourd'hui qu'elle ne le ferait plus tard.

Trois avantages du CELI qu'on sous-estime souvent

Aucun impact sur les prestations et crédits basés sur le revenu

C'est probablement l'avantage le plus mal connu. Les retraits d'un CELI ne comptent pas comme revenu ils n'affectent donc jamais votre admissibilité au Supplément de revenu garanti, au crédit de TPS/TVH, à l'Allocation canadienne pour enfants, ou à d'autres prestations calculées selon le revenu. Un retrait REER, lui, s'ajoute pleinement à votre revenu imposable de l'année et peut réduire ces prestations.

Une flexibilité totale, sans échéance

Contrairement au REER, qui doit obligatoirement être converti en FERR (ou liquidé) au plus tard le 31 décembre de l'année de votre 71e anniversaire, le CELI n'a aucune date d'échéance. Vous pouvez y cotiser et en retirer à tout âge, toute votre vie.

Les droits de cotisation retirés se régénèrent

Si vous retirez de l'argent de votre CELI, ce montant retiré s'ajoute à nouveau à vos droits de cotisation, mais seulement à partir du 1er janvier de l'année suivante pas immédiatement. C'est très différent du REER, où un retrait est généralement perdu de façon permanente (sauf dans le cadre du Régime d'accession à la propriété ou du Régime d'encouragement à l'éducation permanente, qui exigent un remboursement sur plusieurs années).

Trois avantages du REER qu'on sous-estime souvent

  • La déduction immédiate peut financer la cotisation elle-même. Si votre remboursement d'impôt généré par une cotisation REER est réinvesti (dans le CELI, par exemple), l'effet combiné des deux régimes accélère votre épargne bien au-delà de ce qu'un seul des deux pourrait faire.
  • Le Régime d'accession à la propriété (RAP) permet de retirer jusqu'à 60 000 $ de votre REER sans impôt immédiat pour l'achat d'une première propriété, à rembourser sur 15 ans.
  • Le fractionnement de revenu à la retraite est plus simple avec un REER de conjoint qu'avec un CELI, pour égaliser les revenus imposables du couple une fois à la retraite.

Le piège à éviter : penser qu'il faut choisir un seul régime

Pour la majorité des gens, la meilleure stratégie combine les deux, dans des proportions qui évoluent avec la carrière : privilégier le CELI en début de carrière (revenu plus bas, besoin de flexibilité), puis augmenter la part du REER à mesure que le revenu et le taux marginal d'imposition grimpe. Il n'y a pas de proportion universelle : ça dépend de votre situation précise, de vos projets (achat d'une maison, retour aux études, retraite anticipée) et de votre tolérance à immobiliser des fonds.

Ce qu'il faut retenir

Le REER récompense un écart entre votre taux d'imposition actuel (élevé) et futur (plus bas). Le CELI récompense la flexibilité et protège vos prestations basées sur le revenu. La bonne réponse pour 2026 n'est presque jamais « l'un ou l'autre » c'est un dosage, personnalisé à votre situation.

Vous voulez savoir quelle proportion REER/CELI est la plus avantageuse pour votre situation précise ? Parlons-en c'est exactement le type d'analyse qu'on fait pour chaque client chez FISCCONNECT.

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